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Quels sont les dangers des filtres solaires dans nos crèmes ?

Par le 03 juillet 2020

Modifié le 12 août 2020

Vous avez choisi votre crème solaire estivale avec le plus grand soin. Hors de question de mettre en danger les fonds marins avec vos baignades ! C’est un bon début… insuffisant pour vous préserver de tous les dangers des filtres solaires. On vous explique tout.

 

Filtres solaires : un bilan pas très brillant

 

Tous les filtres solaires ont la même finalité : limiter l’exposition de la peau aux rayons ultra-violets du soleil, responsables de coups de soleils et brûlures, du vieillissement cutané et de cancers. Tous offrent une photoprotection externe, via 2 modes d’action différents : 

 

  • les filtres chimiques réagissent chimiquement avec les UV qu’ils absorbent à la place de la peau ;
  • les filtres minéraux empêchent physiquement les UV de pénétrer l’épiderme. Leurs pigments, capables de diffracter la lumière, les renvoient comme un miroir.

 

Tous sont aussi strictement réglementés. Minéral ou organique, un indice SPF 30 vous apporte les mêmes garanties de protection. Enfin, les laboratoires européens ne peuvent utiliser que 28 filtres autorisés, considérés comme sans risques à des taux définis. Tout va bien alors ? Mmmh…

 

Le désastre des filtres solaires chimiques

 

Dans cette liste, 26 filtres sont pétrochimiques. Et font partie des ingrédients cosmétiques les plus problématiques. 

 

Pour l’environnement, d’abord. Polluants à produire, comme tout dérivé pétrochimique, et, en bonus, désastreux pour les milieux marins. Benzophenone-3 (Oxybenzone) et Ethylhexyl Methoxycinnamate (Octinoxate) en tête, qui seront interdits à Hawaï dès 2021. Le problème ? Les milliers de tonnes de filtres solaires non biodégradables déversés chaque année dans nos eaux de baignade empêchent les rayonnements solaires d’atteindre les fonds marins. Privées d’UV, les micro-algues indispensables aux coraux meurent. Coraux qui blanchissent et meurent à leur tour. Et avec la disparition des récifs coralliens, ce sont des centaines d’espèces menacées, des littoraux et leurs habitants exposés au risque de submersion. 

 

Côté santé, on n’est pas en reste. Leur mode de fonctionnement interroge quant à leur réelle protection anti-cancer : avec eux, les UV ne sont neutralisés qu’après avoir pénétré l’épiderme. Globalement mal tolérés, très allergisants, ils favorisent le développement d’intolérances solaires. Ironique, non ? Peaux sensibles, sujettes aux allergies de contact : attention !

 

Surtout, certains sont des perturbateurs endocriniens. Les risques ? Malformations des organes sexuels, retards ou précocités pubertaires, cancers, dysfonctionnements de la thyroïde… entre autres. Alors, oui : les quantités absorbées, minimes et généralement circonscrites à quelques mois par an, ne sont pas problématiques selon les normes européennes. Mais on les retrouve dans le lait maternel et des études récentes tendent à démontrer une pénétration à des taux plus élevés que suspecté jusque là. Enfin, rejetés dans les eaux, ils sont ingérés par des organismes vivants qui finissent dans notre assiette. Et là, c’est une autre histoire ! 

 

Difficulté supplémentaire, l’industrie cosmétique innove régulièrement : un nouveau filtre a encore rejoint la liste en 2019. Et nous manquons de recul sur ces nouveautés. Bref, évitons-les le plus possible. Enceinte, allaitante, jeunes enfants ou ado : prudence x 1000 !

 

Filtres minéraux : pas sans danger 

 

En face, 2 filtres solaires minéraux sont autorisés : Titanium Dioxyde / Dioxyde de Titane et Zinc Oxyde / Oxyde de Zinc. Matières premières naturelles, biodégradables, sans danger pour la santé, non irritants, extrêmement bien tolérés : la solution rêvée, écologique et saine ? Pas si vite !

 

D’abord, une précaution : le dioxyde de titane en poudre pourrait être cancérigène inhalé à haute dose. Pas de souci a priori avec les concentrations cosmétiques mais évitez les soins en spray qui en contiennent.

 

Ensuite, les filtres minéraux ont un défaut : fonctionnant en barrière physique, ils peuvent être épais et laisser un film blanchâtre sur la peau. Un souci uniquement esthétique mais rebutant… La solution ? Les nanoparticules. En réduisant leurs molécules à un milliardième de mètre, les laboratoires ont réussi à formuler des filtres fluides et transparents. Mais aussi à rendre potentiellement toxiques et productrices de radicaux-libres des molécules habituellement inoffensives. Et décupler leur pouvoir de pénétration dans l’organisme, incapable de les éliminer. Attention aux peaux particulièrement perméables : eczéma, post-épilation, micro-coupures ou… coups de soleil. Oups ! 

 

Et impossible de savoir avec certitude la teneur en nanoparticules d’un cosmétique. La mention [nano] est théoriquement obligatoire, mais uniquement au-delà de 10% : une mention non-nano ne vous garantit rien de plus qu’une teneur inférieure. Si la plupart des labels bio les interdisent, les marques ne savent pas toujours qu’elles en utilisent et il n’existe pas actuellement de méthodes de mesure suffisamment fiable… Bref, une seule certitude : tous les filtres minéraux contiennent au moins un peu de nanoparticules. 

 

Leurs effets sur la santé ? Probablement des risques de cancers, infections respiratoires, une oxydation des cellules, un affaiblissement immunitaire… Et dans les fonds marins, les nanoparticules libéreraient aussi radicaux libres et peroxyde d’hydrogène. Pas franchement mieux !

 

>>> Pour en savoir plus : 5 conseils pour éviter les dangers des nanoparticules en cosmétiques

 

Limiter votre exposition aux filtres solaires, c’est possible ! 

 

Allez, on respire : il est possible d’éviter au maximum les filtres solaires – chimiques comme minéraux- sans se mettre en danger face aux UV. 

 

Traquez les filtres solaires dans TOUS vos cosmétiques

 

Après des heures à trouver LA crème solaire idéale, vous vous pensiez à l’abri ? Hélas, ce n’est qu’un tout petit bout du problème. Les filtres solaires sont présents dans énormément d’autres cosmétiques : crèmes de jour, fonds de teint, vernis, soins capillaires, déodorants… 

 

Pourquoi ? Pas pour vous protéger des UVB et leurs coups de soleil, mais  de l’oxydation due aux UVA. Ces rayons ultra-violets pénètrent profondément l’épiderme, accélèrent la production de radicaux-libres, détruisent et inhibent collagène et élastine. Vieillissement cutané prématuré, tâches indélébiles, rides, perte d’élasticité et de fermeté : vous tenez vos coupables ! Du coup, de nombreuses marques se sont dit qu’intégrer des filtres UVA, chimiques ou minéraux, à leurs cosmétiques était une excellente idée. 

 

Une présence bien plus préoccupante dans ces produits du quotidien que dans nos crèmes solaires estivales. A petite dose, certes. Mais un peu + un peu + un peu… la surexposition guette !

 

Les filtres solaires ne sont pas toujours utiles

 

Soyons clairs : dès que l’exposition au soleil est intense, longue ou fréquente, impossible de faire l’impasse sur les filtres solaires. Dans une crème solaire à choisir avec soin : minérale, bio qui vous laisse bien blanc.he. Une petite concession vraiment essentielle !

 

Dans tous les autres cosmétiques, les filtres solaires sont largement dispensables :

 

  • Vous ne vous exposez pas? Ils sont inutiles voire déconseillés. 

Une protection SPF 30 ou 50 au quotidien ? Votre épiderme – sauf prescription médicale- n’en a pas besoin. Il sait faire face à une exposition normale à la lumière du jour. Et les UV sont nécessaires à notre bonne santé. Sinon, gare aux carences en vitamine D !

 

  • Vous vous exposez au soleil ? Crème de jour ou fond de teint anti-UV sont insuffisants. 

Une crème de jour n’est ni formulée ni contrôlée comme une crème solaire : elle ne vous apporte aucune garantie. Et un filtre solaire de faible protection ne protège de… rien. Ou pas grand-chose. Attention aux composants photosensibilisants, déconseillés en plein soleil : parfums, conservateurs, certaines huiles essentielles…

Bref, hors crème solaire, pour tous les autres cosmétiques, c’est zéro filtre solaire. Les labels bio peuvent vous guider : ils interdisent les filtres chimiques et, généralement, les nanoparticules. Détaillez les listes INCI en vous aidant de la liste officielle des filtres autorisés. Les plus courants ? 

  • L’Ethylhexyl Methoxycinnamate (Octyl methoxycinnamate), perturbateur œstrogénique et thyroïdien, dans les crèmes de jour, fonds de teint, baumes à lèvres (chouette, entre contact direct avec les muqueuses et risque d’ingestion…) ;
  • Le Benzophénone-1, -2 ou -3 (Oxybenzone), hyper allergisant, irritant, polluant, dans les crèmes anti-âge ;
  • Le 4-Methylbenzylidene Camphor (4-MBC), perturbateur endocrinien très dangereux pour l’environnement, interdit aux USA et au Japon. 

 

Attention, ils ont plusieurs pseudos que vous retrouverez ici.

 

Lutter contre les méfaits des UV grâce aux actifs végétaux

 

Pour aider votre peau à faire face aux radicaux-libres, il existe des actifs bien plus intéressants, sains et efficaces. 

 

Les végétaux sont riches en antioxydants : leurs vitamine E et phynophénols sont capables de neutraliser les radicaux libres et renforcer l’épiderme pour lutter contre leurs effets délétères. Thé vert, Sésame, Raisin, Mûre, Chorella Vulgaris… : des antioxydants tellement puissants que les cosmétiques conventionnels ne leur ont pas trouvé d’équivalent synthétique. 

Huiles et beurres végétaux sont au top pour en faire profiter l’épiderme au mieux : leurs excellents acides gras le pénètrent en profondeur. Certains ont en plus un léger effet anti-UV (insuffisant pour remplacer une crème solaire !) grâce aux phystostérols  : Argan, Avocat, Karité, Pépins de Raisin, Sésame… De quoi offrir à votre peau des soins protecteurs complets.

 

Tous les soins visages de notre gamme oOlution sont particulièrement riches en actifs antioxydants. Selon votre type de peau et son état, adoptez Glow Up  , Whole Again ou, bien sûr, notre soin anti-âge Age Out. Vous pouvez même les booster avec quelques gouttes de notre synergie d’huiles régénérantes et ressourçantes. Sujet.te aux taches pigmentaires provoquées par les UV ? Associez-leur un sérum anti-taches comme notre Light Up, capable de retarder leur apparition et d’unifier le teint 

 

>>> Pour en savoir plus : Prévenir, atténuer et camoufler les taches pigmentaires et 6 conseils pour prévenir l’apparition des premières rides

 

Enfin, gardez en tête que les cosmétiques ne peuvent pas tout. Votre hygiène de vie et une alimentation riche en antioxydants sont vos premiers alliés anti radicaux-libres !

 

   

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À propos de l'auteur


Anne-Marie Gabelica
Ingénieure agronome diplômée en biochimie, Anne-Marie Gabelica a fait ses armes dans le secteur des cosmétiques durant 7 ans. Convaincue qu'une alternative au modèle actuel des cosmétiques (promesses marketing illusoires, manque de diversité dans les actifs, ingrédients inutiles et/ou dangereux, omniprésence des dérivés d'huile de palme) est possible, elle prend le chemin de l’entrepreneuriat militant. Anne Marie fonde alors oOlution pour réconcilier le bon pour soi et le bon pour tous.   Retrouvez chaque semaine les conseils d'Anne-Marie dans l'émission La Quotidienne sur France 5, disponible en replay juste ici ! Suivez son actualité sur sa page Facebook et sur Twitter @AMGabelica.

À propos d'oOlution

Avec plus de 65 actifs végétaux bio, les soins visage oOlution s'adaptent sur mesure aux besoins de chaque peau. Les formules 100% d'origine naturelle, garanties sans aucun ingrédient de remplissage (0% d'huiles hydrogénées ou estérifiées) sont aussi les premières à exclure tous les dérivés de l'huile de palme pour préserver la biodiversité.
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