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Quels sont les dangers des filtres des crèmes solaires ?

Ecrit le 11.Apr.21 par Anne-Marie — Mis à jour le 11.Apr.21


Crème solaire bio, marque engagée pour la préservation des océans, composition la plus naturelle possible : vous avez choisi votre protection solaire estivale avec soin. C'est un bon début... insuffisant, hélas, pour éviter tous les dangers des filtres UV.



Les filtres autorisés dans les crèmes solaires : un bilan pas très brillant



dangers des filtres des cremes solaires

Tous les filtres des soins solaires ont la même finalité : limiter l'exposition de la peau aux rayons ultraviolets du soleil, responsables de coups de soleils, du vieillissement cutané et de cancers de la peau.

Tous offrent une photoprotection externe :

• les filtres chimiques réagissent chimiquement avec les rayonnements UV qu'ils absorbent à la place de la peau ;

• les filtres minéraux empêchent physiquement les rayons ultraviolets de pénètrer l'épiderme : leurs pigments qui diffractent la lumière les renvoient comme un miroir.

Tous sont strictement réglementés : filtre minéral ou chimique, un indice SPF 30 vous offre les mêmes garanties. Et les marques européennes ne peuvent formuler de crèmes solaires qu’en choisissant parmi 28 filtres UV autorisés, considérés comme sans risques à des taux définis.

Mais les filtres chimiques et minéraux ont encore un point commun : tous sont néfastes pour l’environnement et pour la santé.




Le désastre des filtres solaires chimiques

26 de ces filtres autorisés sont pétrochimiques... parmi es ingrédients cosmétiques les plus problématiques.

Pour l'environnement  : polluants à produire, ils sont particulièrement nocifs pour les milieux aquatiques. Les milliers de tonnes de filtres solaires non-biodégradables déversés annuellement dans nos eaux de baignade empêchent les rayons du soleil d'atteindre les fonds marins et perturbent les organismes qui y vivent. Les microalgues disparaissent, le corail blanchit et meurt. Avec la disparition des récifs coralliens, des centaines d'espèces sont menacées, des littoraux et leurs habitants exposés au risque de submersion. Dans les eaux douces, nos crèmes solaires sont aussi néfastes pour les plantes et crustacés.

Pour notre santé, ce n’est pas mieux. Mal tolérés, très allergisants, ils favorisent le développement d'intolérances solaires. Ironique, non ? Tout cela pour une efficacité pas très convaincante pour prévenir les cancers cutanés, notamment les mélanomes : les crèmes solaires chimiques laissent les UV pénétrer la peau avant de les neutraliser.
Surtout, certains sont des perturbateurs endocriniens. Les risques ? Malformations sexuelles, retards ou précocités pubertaires, cancers, dysfonctionnements thyroïdiens... Certes, selon les normes européennes, les quantités absorbées circonscrites à quelques mois par an ne sont pas problématiques. Mais rejetés dans les eaux, non filtrés par les stations d’épuration, ils sont ingérés par les organismes vivants qui finissent dans notre assiette… Et des études récentes en ont révélé des traces jusque dans le lait maternel ainsi qu’une pénétration à des taux bien plus élevés qu’on ne le pensait.
Conclusion : les filtres solaires chimiques c’est non. Tout particulièrement pour les femmes enceintes et allaitantes, les jeunes enfants ou les adolescents.





Les filtres minéraux : pas sans danger
La réglementation européenne autorise deux filtres solaires minéraux : le Titanium Dioxyde / Dioxyde de Titaneet le Zinc Oxyde / Oxyde de Zinc. Biodégradables, d’origine naturelle, non irritants, bien tolérés : la solution rêvée pour une bonne crème solaire écologique et saine ? Pas si vite !
creme solaire et environnement

D'abord, une précaution : le dioxyde de titane en poudre pourrait être cancérigène inhalé à très haute dose. A priori aucun souci avec les concentrations cosmétiques mais évitez les sprays solaires par prudence.Ensuite, les écrans minéraux ont un défaut : fagissant comme une barrière physique contre le soleil, ils peuvent être épais, difficiles à étaler et laisser des traces blanches sur la peau. Un souci uniquement esthétique mais rebutant.

La solution trouvée par les laboratoires cosmétiques ? Les nanoparticules. Problème : en réduisant leurs molécules à un milliardième de mètre, ils ont certes réussi à formuler des crèmes solaires fluides et transparentes. Mais aussi à rendre potentiellement toxiques et productrices de radicaux-libres ces molécules habituellement inoffensives. Tout en décuplant leur pouvoir de pénétration dans l'organisme, incapable de les éliminer. Attention aux peaux particulièrement perméables : eczéma, post-épilation, microcoupures ou... en cas de coups de soleil.

Leurs effets ? Côté santé : risques de cancers, infections respiratoires, oxydation des cellules, affaiblissement immunitaire... Dans les fonds marins, les nanoparticules libèrent radicaux-libres et peroxyde d'hydrogène, pas plus recommandables pour les organismes aquatiques.

Et impossible de connaître avec certitude la teneur en nanoparticules d'une crème solaire minérale : la mention [nano] n’étant obligatoire qu’au-delà de 10%, une crème non-nano garantit seulement une teneur inférieure. Pire, aucune méthode de mesure actuelle des nanoparticules n’est suffisamment fiable. Seule certitude : toutes les crèmes solaires minérales contiennent au moins un peu de nanoparticules.

Aucune raison de les préférer aux filtres chimiques !




Éviter les filtres chimiques et minéraux, c'est possible ! 

Ni les filtres chimiques ni les filtres minéraux ne sont recommandables pour l’environnement, pour la peau et la santé. Alors, quelle solution pour se protéger des coups de soleil et cancers de la peau provoqués par les rayonnements UV ?



Traquer les filtres anti-UV indésirables

Inutile d’étudier la liste INCI de votre crème solaire : elle contient forcément un ou plusieurs filtres solaires minéraux ou chimiques, voire les deux. Ils sont obligatoires pour tout soin revendiquant une protection solaire que ce soit en parapharmacie, en magasin bio ou en supermarché : crème solaire bébé, crème solaire visage même hypoallergénique, crème solaire teintée, huile sèche, lait solaire… Et même la meilleure crème solaire bio certifiée !

Aussi préoccupants que dans les crèmes solaires estivales, les filtres solaires sont très courants dans nombre d'autres produits cosmétiques. Les filtres chimiques, notamment, pour leur effet contre les UVA, rayons UV responsables du vieillissement prématuré de la peau. Crèmes hydratantes, fonds de teint, sticks à lèvres adorent l'Ethylhexyl Methoxycinnamate, perturbateur œstrogénique et thyroïdien. Les crèmes anti-rides intègrent souvent les benzophénones, hyper allergisants, irritants et polluants. On y trouve aussi fréquemment le 4-Methylbenzylidene Camphor (4-MBC), perturbateur endocrinien très dangereux pour l'environnement interdit aux USA et au Japon ou encore l’octocrylène qui a récemment fait les gros titres.
Une surexposition aux risques des filtres solaires d’autant plus aberrante qu’ils n’offrent généralement que peu d’intérêt en cas d’exposition solaire : une crème hydratante n'est ni formulée ni contrôlée comme une crème solaire et un filtre solaire de faible protection ne protège efficacement de... pas grand-chose, en réalité. Sans compter que de nombreux composants cosmétiques sont photosensibilisants, à proscrire en plein soleil : composants chimiques comme les parfums et conservateurs mais aussi certaines huiles essentielles.



crème solaire ecologique

Protéger sa peau des radicaux-libres sans filtres UV

Notre conseil : choisissez toujours vos cosmétiques sans filtres solaires chimiques ni minéraux. Pour vous en assurer, détaillez les listes INCI en vous aidant de la liste officielle des filtres autorisés.

Mais si mettre de la crème solaire n’est pas nécessaire toute l’année, protéger sa peau des radicaux-libres l’est. Comment contrer les méfaits du soleil sans ces filtres ? Grâce aux actifs végétaux.

Les végétaux antioxydants aident la peau à faire face aux rayonnements solaires : vitamine E et polyphénols neutralisent les radicaux-libres et renforcent la résistance de l’épiderme. Certaines huiles végétales, riches en phytostérols, ont en plus un effet anti-UV : huile de Coco ou d’Avocat, beurre de Karité, Pépins de Raisin, Sésame... Bien sûr, tous les soins de notre gamme cosmétique bio oOlution sont particulièrement riches en actifs antioxydants pour protéger, régénérer et prévenir le vieillissement cutané prématuré de tous les types de peaux.

Hors pathologie, peau intolérante au soleil, problèmes ou traitements médicaux, ces cosmétiques antioxydants sont suffisants au quotidien : en cas d’ensoleillement modéré, notre épiderme sait faire face et un indice de protection élevé n’est pas nécessaire. Déconseillé, même, si c’est au prix de de filtres anti-UV aussi nocifs que les rayons ultraviolets ! D’autant qu’à petite dose, les UV sont indispensables : sans eux, gare aux carences en vitamine D.



Pour vous protéger du soleil : passez au filtre végétal

Mais dès que l'exposition au soleil est plus intense, longue ou fréquente, impossible de se passer d’une bonne protection solaire lorsque la protection physique est impossible (pour rappel : éviter le soleil entre 12h et 16h, préférer l’ombre protectrice, porter des vêtements, lunettes de soleil et chapeaux à large bord). Surtout si vous avez la peau claire, une zone de peau tatouée ou convalescente, bien sûr. Mais malgré un plus grand capital soleil, une peau foncée n’est pas invincible face aux UV solaires ! Pas même une peau déjà bronzée : ne pensez pas pouvoir profiter du soleil sur la plage sans écran solaire grâce à une préparation au soleil à base de capsules solaires, activateurs ou accélérateurs de bronzage. La mélanine forme un bouclier anti-UV, oui, mais ne protège pas totalement des méfaits du soleil. Quel que soit votre phototype, la crème de protection solaire reste incontournable. Même pour les peaux mates.

Quelle solution ? Jusqu’alors, nous vous conseillions d’opter pour la crème solaire la moins pire : minérale, bio, laissant la peau bien blanche, malgré un risque réel d’exposition aux nanoparticules. Il n’y avait tout simplement pas d’autre solution. Impossible de nous en satisfaire !

Alors, nous avons cherché, testé… Et au bout de 4 ans, nous avons réussi : nous avons créé le premier filtre solaire végétal à large spectre, capable de protéger votre peau des UVA et des UVB. 49 extraits de plantes pour un filtre UV 100% naturel, sans aucune substance nocive ni même douteuse : le filtre solaire qui manquait pour formuler des produits de protection solaire efficaces, respectueux de notre santé et de la planète !

Notre baume solaire corps No Ray et notre huile solaire pour le corps Hello Sunshine font même mieux : leurs actifs naturels, riches en acides gras et nutriments, apaisants et nourrissants, sont de véritables soins. Peaux sensibles au soleil, sujettes aux allergies, peaux sèches et fragiles ou même peaux grasses et acnéiques qui réagissent mal aux huiles minérales des crèmes conventionnelles : notre filtre végétal offre une protection solaire adaptée à tous les épidermes.
Sans filtre chimique et réellement sans nanoparticules : ils sont réellement respectueux de l’environnement et de la santé… mais ne peuvent donc officiellement prétendre à l’appellation de soins de protection solaire, réglementairement réservée aux produits utilisant l’un des 28 filtres officiels. Et ce malgré une efficacité contre les rayons solaires mesurée et validée par les mêmes laboratoires ! La réglementation européenne sur les filtres UV changera peut-être un jour, mais nous ne pouvions pas attendre pour vous permettre d’enfin profiter des rayons du soleil en toute sécurité sans mettre les océans en danger…