Se laver les mains

Bien se laver les mains au naturel, c’est possible ?

Par le 18 octobre 2020

Modifié le 26 octobre 2020

Comment bien se laver les mains ? Geste-barrière clé contre les virus, cette question n’a jamais autant fait l’actualité. Et avec elle, celle du gel hydroalcoolique : de la pénurie du printemps à l’offre pléthorique d’aujourd’hui, pas toujours facile de savoir qu’en penser. Le gel hydroalcoolique est-il incontournable ? Existe-t-il de meilleures solutions, plus naturelles, pour se laver les mains efficacement ? 

 

Le gel hydroalcoolique : pratique mais pas idéal pour se laver les mains

 

Qu’est-ce qu’un gel hydroalcoolique ?

 

Longtemps réservé aux soignants, il fait aujourd’hui partie de notre quotidien. Mais savez-vous exactement ce qu’est un gel hydroalcoolique ? Une base stérile toujours composée, à quelques nuances près : 

 

  • beaucoup d’alcool, pour éliminer virus, bactéries et champignons (le plus souvent de l’éthanol), 
  • souvent renforcé par un antiseptique, 
  • avec un agent de viscosité pour le rendre moins liquide,
  • et un émollient pour protéger la peau de ses effets indésirables.

 

Son intérêt ? Désinfecter les mains facilement, rapidement, sans rinçage ni séchage : idéal lorsque l’on n’a pas de point d’eau pour se laver les mains !

 

Un produit qui attaque les virus… les mains et l’environnement

 

Vous avez certainement expérimenté son gros défaut, ces derniers mois : le gel hydroalcoolique est bien trop décapant pour l’épiderme plus fin, moins protégé et hyper exposé de nos mains. 

 

Les produits nettoyants sans rinçage, ça n’est déjà pas le top pour la peau. Alors des gels contenant 60% à 80% d’alcool utilisées quotidiennement… Un combat perdu d’avance pour les agents émollients ! Car si l’alcool est antibactérien et antiseptique, il est aussi dégraissant : adieu, petite barrière hydrolipidique de nos mains. 

 

Et ça n’est pas tout. Selon la réglementation, les gels sont validés en fonction de leur efficacité biocide, quel que soit leur effet sur la flore résidente de la peau, pourtant essentielle à nos défenses immunitaires. Plus perméable et exposée, si votre peau est déjà fragile ou sujette à l’eczéma, ça peut être la cata !

 

Enfin, leur composition peut être problématique pour l’environnement, entre alcool dénaturé avec des esters de glycols ou phtalates et une viscosité assurée par des polymères de synthèse polluants : polyacrylate crosspolymer-6, ammonium polyacryloyldimethyl taurate, carbomères (des microplastiques !). Ajoutez de la glycérine souvent pétrochimique côté émollient, des parfums et colorants synthétiques pour certains. Et de petits flacons plastiques à usage unique. Le tableau est complet ! 

 

Et la santé ? 

 

Selon la Direction générale de la santé, les gels autorisés ne présentent aucun risque cancérogène, reprotoxique ou neurotoxique… Quelques précautions, néanmoins : 

 

  • Privilégiez les compositions les plus simples : ni parfum ni colorant, irritants voire perturbateurs endocriniens. Préférez une solution liquide, sans agents de viscosité. Attention au Triclosan, conservateur perturbateur endocrinien très fréquent, interdit dans les gels hydroalcoolique européens mais pas forcément dans les bonnes affaires du net. Même en pharmacie, n’attrapez pas le premier flacon du présentoir : décortiquez les étiquettes, chassez les ingrédients les plus controversés. 

 

  • Prudence avec les enfants : « Tenir hors de portée des enfants » ? Vos flacons ont raison ! les risques : irritations sévères, allergies, intoxication, ébriété, vertiges, baisse de la vision, décollement de la cornée… Limitez leur utilisation sur la peau fragile des plus jeunes, proscrivez-les carrément pour les moins de 5 ans qui mettent fréquemment les mains à la bouche. Attention aux distributeurs des magasins, souvent à hauteur de visage d’enfant. 
  • Attention aux excès : l’usage intensif de gel hydroalcoolique, en décapant les protections de notre peau, ouvre la voie aux substances toxiques et autres perturbateurs endocriniens. Et favoriserait l’émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques…

 

Pour bien se laver les mains, le savon le met KO

 

Beaucoup de défauts pour un produit qui… ne lave pas les mains ! Le gel hydroalcoolique est bactéricide, virucide, fongicide. Bien utilisé et formulé, il neutralise 99% des agents pathogènes : sacré bon point, en période de pandémie ! Mais il ne permet pas de se laver les mains à proprement parler : sans rinçage, c’est impossible. Vos mains sont sales ? Le gel désinfecte les salissures mais les laisse sur votre peau au film protecteur décapé. Un terrain propice à la recontamination rapides par les bactéries et virus…

 

L’OMS le répète : en pleine épidémie, notre bon vieux savon reste inégalé pour bien se laver les mains. Pendant au moins 30 secondes, sans oublier aucune zone (poignets, ongles) et un séchage soigneux. Avec un simple savon, vraiment ? Oui : le savon a la propriété d’accrocher, désorganiser puis emporter avec lui les indésirables, notamment les lipides. Or, savez-vous de quoi sont entourés les virus comme le coronavirus ? D’une membrane lipidique. Sans elle, le virus n’est plus infectieux et ses débris s’évacuent lors du rinçage, avec toutes les autres salissures. 

 

Bonus, en choisissant soigneusement votre savon vous offrirez un véritable soin à vos mains. Oubliez les gels lavants sulfatés , néfastes pour la peau et l’environnement, optez pour un savon saponifié à froid, surgras, riches d’huiles et beurres végétaux nourrissants et protecteurs de qualité. Notre Soap Rise aux 20 actifs végétaux nourrissant est miraculeux pour les mains desséchées et irritées par les lavages intensifs ! 

 

Bref, quand vous avez accès à un point d’eau, oubliez le gel hydroalcoolique. D’autant qu’appliqué dans les règles de l’art, il ne représente aucun gain de temps. Enlevez ce gros distributeur de votre entrée ! 

 

Se laver les mains en période d’épidémie : un casse-tête pour la peau et l’environnement ? 

 

Malgré tout, en ce moment, le gel hydroalcoolique reste utile, souvent incontournable. Comment se préserver au maximum de ses effets indésirables ? 

 

Les alternatives naturelles DIY ? En pleine pandémie, on oublie

 

En temps normal, on vous conseillerait sans problème des solutions naturelles DIY. Internet regorge de recettes à base d’huiles essentielles (à manier avec prudence !), glycérine végétale, huiles végétales, Aloe Vera et un peu d’alcool. Vous avez alors complètement la main sur la composition et la qualité des ingrédients, pouvez les adapter aux besoin de votre peau. Parfait pour un assainissement ponctuel en balade, dans les transports.

 

Mais en période de pandémie c’est une autre histoire. Les gels antibactériens assainissants sont insuffisants : il faut des gels virucides. Capables de neutraliser les virus, notamment les coronavirus. Certaines huiles essentielles sont bactéricides, fongicides voire virucides, oui. Mais aucune étude n’a fait la preuve de leur efficacité contre le covid-19. Dans ce contexte, dans le doute, on s’abstient. 

 

Seule la norme NF EN 14476 ou une mention Solution hydro-alcoolique recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour l’antisepsie des mains ou Gel hydro-alcoolique pour l’antisepsie des mains – arrêté dérogatoire assurent l’efficacité contre les coronavirus. 

 

Et la recette diffusée par l’OMS ? Elle est effectivement fiable… mais la réaliser vous-même ne changera pas grand-chose. Et n’est pas sans risque : mal dosés, mal manipulés, ses ingrédients hautement inflammables vous exposent aux brûlures, combustions spontanées et détonations avec le mélange eau oxygénée/alcool. Mauvais ustensiles, asepsie insuffisante ? Votre gel sera inefficace. Ne jouez pas les apprentis chimistes ! 

 

Le bon usage du gel hydroalcoolique : raisonnable et raisonné 

 

Hors période d’épidémie, inutile d’avoir un flacon en permanence dans votre sac et d’en faire un réflexe d’hygiène quotidien. Mais lorsque les protocoles sanitaires le recommandent voire le rendent obligatoire, hors de question de faire l’impasse. 

 

Ayez toujours votre propre flacon, soigneusement choisi, pour maîtriser un minimum sa composition. Trouver le gel hydroalcoolique le plus naturel possible n’est pas facile mais l’alcool végétal bio et la glycérine végétale existent ! Ne l’appliquez jamais sur mains mouillées : risque de réaction exothermique hyper irritante ! 

 

Surtout, essayez de rester rationnel.le. Dans ce climat anxiogène, on peut avoir tendance à se rassurer à coups d’applications inutiles quasi compulsives. OK, lorsque vous touchez une surface potentiellement contaminée, en sortant des transports en commun, à l’entrée des lieux qui l’exigent… Mais pas tout le temps ! Préférez toujours le savon lorsque c’est possible : en arrivant au bureau, allez aux sanitaires. A la sortie du magasin, efforcez-vous de ne rien toucher, surtout pas votre visage, et attendez votre retour pour vous laver les mains.

 

Contrez naturellement ses effets

 

Prenez particulièrement soin de vos mains : elles souffrent en ce moment, et la saison froide ne va rien arranger. Ne leur appliquez que des soins et savons 100% naturels, sans aucun ingrédient problématique : c’est essentiel, avec leur épiderme plus perméable.

 

Dès que vous avez à nouveau accès à l’eau, lavez-les au savon afin de les débarrasser des salissures et résidus laissés par le gel. 

 

Offrez-leur de longs massages réparateurs et protecteurs avec notre Happy Hands, riche de de plus de 55 actifs végétaux nourrissants et protecteurs comme l’huile de Cassis ou le beurre de Karité. Utilisez-la également en masque réparateur, en couche généreuse, sous des gants. N’oubliez pas vos enfants, surtout s’ils utilisent du gel hydroalcoolique toute la journée à l’école : Happy Hands leur convient parfaitement. 

 

Le gel hydroalcoolique, on n’en est pas fan. Et pour de bonnes raisons. Il ne peut être qu’une solution de dernier recours. Dès que c’est possible, privilégiez toujours un bon lavage avec un savon surgras saponifié à froid qui chouchoutera vos mains. Mais ne leur sacrifiez pas votre sécurité et celle des autres : à période exceptionnelle, conseils exceptionnels 😉.

 

   

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À propos de l'auteur


Anne-Marie Gabelica
Ingénieure agronome diplômée en biochimie, Anne-Marie Gabelica a fait ses armes dans le secteur des cosmétiques durant 7 ans. Convaincue qu'une alternative au modèle actuel des cosmétiques (promesses marketing illusoires, manque de diversité dans les actifs, ingrédients inutiles et/ou dangereux, omniprésence des dérivés d'huile de palme) est possible, elle prend le chemin de l’entrepreneuriat militant. Anne Marie fonde alors oOlution pour réconcilier le bon pour soi et le bon pour tous.   Retrouvez chaque semaine les conseils d'Anne-Marie dans l'émission La Quotidienne sur France 5, disponible en replay juste ici ! Suivez son actualité sur sa page Facebook et sur Twitter @AMGabelica.

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