déodorant naturel

Déodorant : pourquoi faut-il passer au naturel ?

Par le 27 juillet 2017

Ah, les beaux jours… Le retour des déjeuners au soleil, des températures qui grimpent… et de la transpiration ! Phénomène naturel, oui, mais très vite désagréable pour soi et pour les autres lorsque les odeurs s’en mêlent. Bref, le déodorant devient le geste incontournable du matin. Un geste pourtant pas si anodin, pour notre santé comme pour la planète. Contre les odeurs de transpiration, aussi, il est temps de passer au naturel !


Pourquoi transpire-t-on ? 

La transpiration est un mécanisme naturel vital. Oui, rien que ça ! Composée d’eau, de minéraux et de lactate, elle est sécrétée par les glandes sudoripares. Ces glandes sont réparties sur tout le corps, plus densément au niveau des aisselles, des pieds ou des paumes de main : les zones sur lesquelles nous transpirons le plus abondamment.

 

 

Son rôle ? Participer à la régulation thermique du corps. Dès que sa température augmente, sous l’effet de la chaleur, d’émotions fortes ou après un effort physique, un message est envoyé à notre cerveau pour en activer la production. En s’évaporant, l’eau contenue dans notre sueur transfère la chaleur de notre corps dans l’air. Une véritable climatisation personnelle ! Notre sueur élimine dans le même temps des toxines et les excédents de liquides du corps. Enfin, elle a un rôle social. Si, si ! Elle véhicule des hormones qui influent sur nos relations : c’est ainsi, notamment, que le nouveau-né reconnaît sa mère.

 

 

Alors, pourquoi utiliser des déodorants ? Essentiellement parce que la transpiration devient odorante lorsqu’elle entre en contact avec les bactéries, cellules mortes et microbes qui prolifèrent à la surface de la peau. Et notre société est devenue très intolérante face à ces odeurs corporelles au fur et à mesure que l’hygiène se développait. Et oui : le déodorant est avant tout une norme sociale.


Déodorant et anti-transpirant : quelle différence ? 

Avez-vous déjà étudié les rayons dédorant des supermarchés ? Pour femme, pour homme, spécial peau sensible ou transpiration abondante, en stick, spray, à bille… Difficile de s’y retrouver ! Eh bien, nous allons drastiquement vous simplifier le choix : nous vous déconseillons fortement d’avoir recours à ces produits conventionnels ! Explications.

Derrière l’appellation commune « déodorant », on retrouve en fait deux types de produits.

 

 

Les anti-transpirants ou antiperspirants limitent ou bloquent la sécrétion de transpiration. Certains annoncent même une efficacité de 48 heures ! Le rêve ? Pas vraiment, non. On l’a vu : la transpiration est un mécanisme essentiel pour notre santé. L’entraver n’est pas du tout une bonne idée : accumulation de toxines pouvant entraîner des maladies, difficultés à réguler la température du corps… Même en cas de transpiration anormalement excessive, utiliser un anti-transpirant n’est pas la solution. Il est préférable de consulter pour s’attaquer réellement aux causes – maladie, traitement médicamenteux, alimentation… – plutôt que de se contenter d’en masquer les symptômes !

 

 

Les déodorants classiques, eux, masquent ou empêchent la formation des odeurs en agissant contre la prolifération de bactéries. Ils contiennent des substances antibactériennes et des parfums… et ne sont pas plus recommandables. Irritants, ils peuvent provoquer des allergies et perturbent l’équilibre de la peau. Ils conduisent même à l’apparition de bactéries résistantes.

Surtout, l’un comme l’autre agissent à grands renforts de substances chimiques agressives voire toxiques.

 

Déodorants conventionnels : attention, danger

Ces dernières années, les alertes sur la dangerosité des déodorants se sont en effet multipliées. Principaux accusés : les sels d’aluminium ou chlorhydrates d’aluminium, produits industriellement à partir de l’aluminium. Très efficaces pour capter l’eau et resserrer les pores de la peau, ils sont suspectés de favoriser le développement de cancers du sein, de maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson, de provoquer anémies et atteintes osseuses.

 
Solubles dans l’eau et dans la graisse, ils pénètrent la barrière cutanée et entrent comme chez eux dans l’organisme. Le corps étant incapable de l’éliminer, l’aluminium libéré par réaction chimique se fixe alors sur les organes, les tissus et passe même le placenta. Une toxicité établie à partir d’un certain seuil, certes… qui est régulièrement abaissé par les études successives. Or, les sels d’aluminium entrent dans la composition des anti-transpirants et de beaucoup de déodorants : bien loin des recommandations de l’ANSM de ne pas dépasser le seuil de 0,6%, certains en contiennent jusqu’à 20% ! Pour les reconnaître : aluminium chlorohydrate, aluminium zirconium tetrachlorohydrex GLY.

 
Des déodorants conventionnels sans sels d’aluminium existent. Mais ils échappent rarement à d’autres substances nocives. L’alcool, irritant, est souvent utilisé pour que votre déodorant sèche plus vite et pour ses propriétés antiseptiques. Les parfums synthétiques, au minimum irritants et allergisants, cachent souvent des perturbateurs endocriniens. De même pour les conservateurs chimiques, triclosan et parabens en tête. Les risques ? Une accumulation entraînant problèmes hormonaux et neuronaux, baisse de la fertilité, cancers…
D’autant plus préoccupant que le déodorant s’applique sur une zone où la peau est fine, souvent rasée ou épilée. Autrement dit hyper perméable. Pas de panique cependant : le choix ne se limite pas à s’empoisonner ou ne rien faire. Des solutions alliant respect de la santé, de l’environnement et efficacité existent.

 

 

Offrez du naturel à vos aisselles : les actifs les plus efficaces

Première solution : le Bicarbonate de Soude ou de Sodium alimentaire. Issu d’une réaction chimique simple entre des éléments naturels (craie, sel, eau, dioxyde de carbone), sans composants de synthèse, il est totalement biodégradable et hyper efficace. Capable de neutraliser les odeurs de peinture et de désodoriser la litière de votre chat, votre sueur ne lui fait pas peur ! Autre gros avantage : il évite à vos vêtements clairs de virer au jaune sale au niveau des aisselles (mais peut laisser quelques traces sur les vêtements foncés).
Pour l’utiliser : massez légèrement vos aisselles avec une pincée de bicarbonate, seul ou mélangé à de l’huile de coco. Ôtez le surplus pour éviter toute irritation. Voilà, vous devriez être tranquille pour la journée !

 
Les + : facile à trouver, très économique et efficace.
Les – : l’application peut être un peu sensible juste après le rasage. Attention à le choisir bien fin pour éviter toute irritation.

 
Si vous appréciez un déodorant un peu odorant, les huiles essentielles sont pour vous. Certaines sont capables d’éliminer les bactéries, réguler la transpiration et absorber l’humidité : les huiles essentielles de Palmarosa, Laurier Noble, Sauge, Lavande, Tea Tree, Rose, Menthe, Hamamélis sont particulièrement indiquées. Attention, ne les utilisez pas pures : mélangez-en quelques gouttes à une huile végétale avant d’appliquer ce mélange sous les aisselles. L’huile de Jojoba, non graissante, est idéale.

 
Les + : efficaces, faciles d’utilisation.
Les – : attention au dosage (risques d’irritation pour les peaux sensibles, allergies, photosensibilisation) et aux contre-indications pour les femmes enceintes et allaitantes. Enfin, leur odeur peut être entêtante, notamment pour la Palmarosa.

 
D’autres actifs naturels ont des vertus précieuses. L’eau florale d’Hamamélis, astringente, peut s’utiliser sur tout le corps et le visage. Elle est en plus adoucissante, apaisante après le rasage, anti-calcaire et très rafraîchissante : la solution à adopter pour l’été ! L’Aloé Vera est antiseptique, purifiant, régule la transpiration et laisse une agréable sensation de fraîcheur. Des « remèdes de grand-mère » sont également simples et efficaces : une rondelle de citron (antibactérien) ou de concombre (astringent) sous les aisselles, ou du vinaigre de cidre. Appliqué avec un carré lavable, il empêche la prolifération des bactéries.

 
Renforcez-en l’efficacité avec quelques gestes simples : privilégiez des vêtements amples en matières naturelles respirantes, limitez les aliments qui rendent la transpiration odorante (ail, oignon, bière, certaines épices…), buvez des tisanes de sauge qui régulent la sudation. Enfin, n’attendez pas de ces solutions sans sels d’aluminium qu’elles vous empêchent de transpirer : revenir à plus de naturel implique aussi de s’habituer à nouveau à ce phénomène physiologique…

 

 

Attention, naturel ne veut pas dire inoffensif

De nombreux actifs naturels sont donc à votre disposition. Vous pouvez les utiliser seuls, purs, les combiner (vous trouverez facilement des recettes), ou encore les rechercher en tant qu’ingrédients dans les déodorants du commerce. Pour vous assurer d’avoir réellement affaire à des produits de confiance, lisez chartes et étiquettes : un label bio n’est hélas pas une garantie à 100% de vous préserver des substances dangereuses, qu’elles soient synthétiques ou naturelles.

 
Car oui, certaines solutions naturelles sont à éviter. Et notamment l’une des plus connues : la Pierre d’Alun, un minéral aux vertus antiseptiques et astringentes. Appliquée humidifiée sur la peau, la Pierre d’Alun resserre légèrement les pores, régule sans la bloquer la sécrétion de sueur et dépose une légère couche inodore antibactérienne. Mais aussi des sels d’aluminium. Aïe… Les pierres synthétiques (Alun Ammonium), très fréquentes, sont les plus dangereuses. Mais si les sels d’aluminium contenus dans les pierres naturelles sont réputés moins solubles et plus stables, ils ne sont pas pour autant inoffensifs. Leur potentiel toxique fait encore débat, mais les fabricants eux-mêmes conseillent de ne pas les utiliser après rasage ou épilation. Bref, ne serait-ce que par principe de précaution, on abandonne cette fausse bonne idée.

 
Autre solution dont on est revenu : le talc. Minéral naturel de la famille de l’argile, très en vogue dans les années 70, il a un fort pouvoir absorbant. Mais aussi un potentiel cancérigène équivalent à l’amiante…
Enfin, si vous choisissez un déodorant naturel dans le commerce, bannissez le format aérosol. Contenant solvant et gaz propulseur, ils sont hyper polluants, impliqués dans le réchauffement climatique et à l’origine d’asthmes. Légèrement contradictoire ! Privilégiez les sprays ou mieux, encore, les déodorants solides ou les baumes. Plus économiques, aux emballages généralement plus écologiques, ils sont également plus respectueux de la peau. Enfin, choisissez des formules peu concentrées en huiles essentielles et contenant peu ou pas d’alcool.

 

 

A retenir :

 

  • La transpiration est un processus qu’il ne faut pas entraver : oubliez les anti-transpirants !
  • Les déodorants conventionnels, mais aussi certaines solutions naturelles, contiennent des substances chimiques – sels d’aluminium, conservateurs, alcool, parfum- qui les rendent certes efficaces mais néfastes pour la santé comme pour l’environnement.
  • Il est d’autant plus important d’éviter ces substances que le déodorant est un produit quotidien, appliqué sur des zones où il pénètre facilement l’organisme.
  • Des solutions naturelles existent : cosmétiques naturels ou actifs bruts, il est possible de combiner efficacité et naturel !
   

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À propos de l'auteur


Anne-Marie Gabelica
Ingénieure agronome diplômée en biochimie, Anne-Marie Gabelica a fait ses armes dans le secteur des cosmétiques durant 6 ans. Convaincue qu'une alternative au modèle actuel des cosmétiques (promesses marketing illusoires, manque de diversité dans les actifs, ingrédients inutiles et/ou dangereux, omniprésence des dérivés d'huile de palme) est possible, elle prend le chemin de l’entrepreneuriat militant. Anne Marie fonde alors oOlution pour réconcilier le bon pour soi et le bon pour tous.   Retrouvez chaque semaine les conseils d'Anne-Marie dans l'émission La Quotidienne sur France 5, disponible en replay juste ici ! Suivez son actualité sur sa page Facebook et sur Twitter @AMGabelica.

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