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Comment choisir sa crème solaire ?

Par le 08 juillet 2020

Modifié le 12 août 2020

Pas si efficace, destructrice des fonds marins, plus néfaste que le soleil : la crème solaire est devenue l’objet de toutes les suspicions ! Il y a du vrai dans ces affirmations… sauf si vous choisissez avec soin votre protection solaire. Ne risquez pas votre peau pour la protéger du soleil : suivez le guide !

 

Une crème solaire efficace : choisir le bon indice de protection

 

Protéger efficacement du soleil c’est le B.A.-BA pour une crème solaire. Pourtant, toutes n’ont pas la même efficacité. 

 

  • De quoi protège une (bonne) crème solaire ? 

 

Ce qui rend le soleil si dangereux ? Une lumière non visible à l’œil nu, composée de 3 types de rayons Ultra-Violets. Les UVC, les plus dangereux, sont heureusement stoppés par la couche d’ozone avant d’atteindre notre épiderme. Les UVA, eux, le pénètrent en profondeur et attaquent nos cellules : le vieillissement cutané accéléré, les rides et taches, c’est eux. Restent les UVB : ils pénètrent moins profondément et on les aime car ils activent le bronzage… mais à quel prix ! Coups de soleil, brûlures et, surtout, la majorité des cancers de la peau (les UVA prennent aussi leur part) leurs sont imputables. 

 

Votre crème solaire doit donc vous protéger des UVA et des UVB, la loi l’impose. Et votre tube de crème doit obligatoirement afficher son efficacité : l’indice SPF ou FPS, Facteur de Protection Solaire, vous indique le pourcentage d’UVB qu’elle bloque. Le casse-tête commence… Quel indice choisir ? 15 pour ma peau mate, 50+ pour mes enfants ? 

 

  • Quels indices UV pour ma peau ? 

 

Théoriquement, vous pouvez adapter l’indice de protection à votre phototype, à la situation (balade en ville ou crêpe sur la plage?). 

Théoriquement, un indice 30 suffit à un adulte hors hyper sensibilité au soleil. 

 

En réalité, les tests des crèmes solaires en laboratoire ont tendance à surévaluer leur efficacité en conditions réelles. Et donc leur indice. Du coup, il est vraiment préférable d’opter systématiquement pour un indice de protection fort. 

 

Si on oublie l’écran total qui n’existe pas hors marketing, l’élu est le SPF 50 (voire 50+) pour toute la famille. Il laisse encore passer 2% des UV (contre 3,3% pour un SPF30) : largement suffisant pour (mieux) bronzer, sans brûler.

Et la protection contre les UVA ? Si le PPD (Persistent Pigment Darkening) est mentionné, privilégiez un indice 25. Plus fréquentes, les lettres UVA entourées d’un cercle vous garantissent un bon niveau de protection, à condition d’être associées à un SPF élevé.

 

Attention, même avec un indice fort, renouvelez toujours l’application de votre crème toutes les 2 heures, en couche épaisse : les filtres solaires ne font que retarder l’agression solaire et se dégradent à la lumière, indépendamment de leur indice. Et sans attendre que ça chauffe : les crèmes solaires contiennent des ingrédients anti-inflammatoires qui retardent la sensation de brûlure. 

 

Environnement et santé : choisir le bon filtre solaire

 

Crème SPF50 dans le sac, vous partez vous exposer sans inquiétude ? Mmmh, la crème solaire peut être un cosmétique très problématique. Notamment à cause de sa spécificité : le filtre UV. 

 

  • Pour les océans (et pour vous) : un filtre minéral

 

Il existe 2 types de filtres, à l’efficacité équivalente : 

  • les filtres chimiques ou organiques, issus du pétrole, réagissent avec les UV qu’ils absorbent à la place de la peau ;
  • les filtres minéraux agissent physiquement : ils réfléchissent les UV comme un miroir. Composés de molécules de minéraux, dioxyde de titane ou oxyde de zinc, ils sont plus épais.

 

L’énorme différence ? Les filtres chimiques sont des perturbateurs endocriniens et cancérigènes suspectés. Allergisants, ils provoquent fréquemment des intolérances solaires. Polluants à produire, comme tout composé pétrochimique, ils sont catastrophiques pour les fonds marins, au point que Hawaï les interdira en 2021. Les milliers de tonnes de filtres solaires que nous déposons chaque année dans les océans dévastent les coraux, s’accumulent dans les poissons et crustacés… que nous ingérons à notre tour. Bien plus préoccupant qu’une application cutanée quelques semaines par an ! 

 

Les filtres minéraux, eux, extrêmement bien tolérés par la peau, sont sans danger pour la santé, non polluants, totalement biodégradables. Leur défaut : granuleux, ils laissent souvent des traces blanches sur la peau. Moins glamour, certes. Mais rassurant.

 

  • Évitez les nanoparticules… autant que possible

 

Car pour obtenir une crème solaire minérale fluide et transparente il faut réduire les molécules de son écran UV au maximum : jusqu’à 1/50 000e de l’épaisseur d’un cheveu ! Et les certitudes que nous avons sur ces nanoparticules encore mal connues ne sont pas réjouissantes : la taille nano rendrait certaines molécules toxiques, responsables de cancers et infections respiratoires, en même temps qu’elle décuple leur pouvoir de pénétration et empêche leur élimination par l’organisme. Tous les organismes vivants des milieux où nous les relâchons en nous baignant sont concernés. 

 

Alors, comment les éviter ? 

Depuis 2013, la mention [NANO] est obligatoire à la suite de l’ingrédient concerné. Problème réglé ? Hélas… cette obligation ne s’applique qu’au-delà de 10% de nanoparticules : l’absence de mention nano (et même la mention non-nano!) ne vous en garantit pas l’absence totale. Elle est même souvent absente en toute bonne foi : les laboratoires ignorent qu’ils utilisent des nanoparticules, faute d’information des fabricants et de méthodes de vérification fiables. Vous pouvez les interroger, il sera difficile de vous garantir une crème solaire 100% sûre. Les labels bio ? La plupart interdisent clairement les nanoparticules, mais sans garantie. Cosmébio demande d’ailleurs à ses adhérents de ne pas se revendiquer sans nanoparticules. Bref, on peut considérer que tous les filtres minéraux contiennent des nanoparticules et que l’enjeu est de trouver ceux qui en contiennent le moins…

 

Pour cela :

  • zappez les crèmes minérales transparentes : elles contiennent forcément des nanoparticules (par contre, la crème la plus blanchâtre peut en contenir…).
  • évitez les crèmes en spray, pour préserver vos poumons. Prudence maximale pour les enfants !
  • privilégiez un filtre à base d’oxyde de zinc non-nano plutôt que de dioxyde de titane dont les nanoparticules sont considérées comme particulièrement dangereuses par l’ANSES.

 

>> En savoir plus :Quels sont les dangers des filtres solaires dans nos crèmes ?

 

Pour la peau : une crème solaire naturelle

 

Votre crème à filtre minéral vous laisse bien blanchâtre ? Parfait (Si !). Il reste quelques points à vérifier : le filtre UV est un critère important, mais pas le seul. 

 

  • Attention au greenwashing

 

Même peau sensible ou pédiatriques, même achetées en pharmacie, les crèmes solaires conventionnelles contiennent toutes des substances au mieux problématiques. Une crème la plus naturelle possible, labellisée bio, vous préservera de la plupart. Mais attention à regarder au-delà du marketing ! Une déclaration d’amour aux océans, à coups de partenariats avec des associations, cache parfois des ingrédients controversés… Certaines marques solaires naturelles couplent leurs filtres minéraux avec des filtres chimiques ! Pas le choix : il faut décortiquer les étiquettes.

 

Outre un filtre UV et de l’eau, votre crème solaire contient des corps gras et divers additifs boosters de conservation, parfum, couleur, texture… Tous peuvent poser problème : Triethanolamine régulateur de pH et cancérigène, EDTA aux métaux lourds et silicones, phénoxyethanol, PEG pour la couleur… La phase grasse est le plus souvent très riche en huiles minérales.

 

>>> Pour vous aider : Comment reconnaître des cosmétiques vraiment naturel ? et Les 13 perturbateurs endocriniens à éviter en cosmétique

 

Certains ne font pas bon ménage avec le soleil (un comble!). Tout ingrédient à potentiel irritant ou allergisant fragilise votre épiderme face aux UV : parfums synthétiques, conservateurs… L’alcool est photosensibilisant.

 

  • Avec des actifs naturels, votre solaire devient soin

 

Côté naturel, si certaines huiles essentielles peuvent aussi être photosensibilisantes (les agrumes notamment), de nombreux actifs sont particulièrement intéressants dans une crème solaire.

 

Les végétaux sont la meilleure source d’anti-oxydants, capables de neutraliser les radicaux libres produits par les UV et de renforcer nos cellules pour y faire face : extraits d’Immortelle bleue, Thé vert, Grenade, algues… (abusez-en aussi dans votre alimentation!). 

 

Certains ont une légère action anti-UV : beurre de Karité, huiles d’Olive, Argan, Mûre, Framboise, Avocat, Sésame, mâcérats riches en caroténoïdes (Carotte, Cresson)… Des actifs par ailleurs riches en nutriments apaisants et nourrissants. De quoi renforcer le filtre solaire de votre crème mais aussi votre épiderme qui en a bien besoin, surexposé au dessèchement du soleil et des baignades. Du 2 en 1 !

 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour choisir la meilleure protection solaire. Vous craignez malgré tout les prochaines révélations ? Ne serait-il pas préférable de se passer de crème solaire ? Vous pouvez effectivement rester enfermé.e, couvert.e de la tête aux pieds… et vous priver des bienfaits du soleil : attention aux carences en vitamine D ! Le secret ? Garder une relation raisonnable avec le soleil et limiter les situations où l’on ne peut se passer de crème. 

 

Hors nécessité médicale, évitez d’utiliser des cosmétiques avec filtres UV toute l’année. Misez plutôt sur des soins riches en actifs végétaux protecteurs : toute la gamme oOlution offre une action antioxydante. 

 

Mais à la mer, à la montagne, en cas d’exposition longue, si vous travaillez en extérieur… la crème est incontournable. Un soin solaire à la composition moyenne est préférable à une exposition sans protection, notamment pour les enfants. Les conséquences d’une surexposition aux UV sont bien trop graves ! Mais attention au faux sentiment de sécurité : aucune crème solaire ne bloque 100% des UV. Même crémé.e, évitez de rester exposé.e trop longtemps, n’oubliez pas chapeau et lunettes. 

 

Enfin, en préparant efficacement votre peau au soleil, vous l’aiderez à être plus forte face aux UV et à profiter sereinement de son été ensoleillé.

 

   

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À propos de l'auteur


Anne-Marie Gabelica
Ingénieure agronome diplômée en biochimie, Anne-Marie Gabelica a fait ses armes dans le secteur des cosmétiques durant 7 ans. Convaincue qu'une alternative au modèle actuel des cosmétiques (promesses marketing illusoires, manque de diversité dans les actifs, ingrédients inutiles et/ou dangereux, omniprésence des dérivés d'huile de palme) est possible, elle prend le chemin de l’entrepreneuriat militant. Anne Marie fonde alors oOlution pour réconcilier le bon pour soi et le bon pour tous.   Retrouvez chaque semaine les conseils d'Anne-Marie dans l'émission La Quotidienne sur France 5, disponible en replay juste ici ! Suivez son actualité sur sa page Facebook et sur Twitter @AMGabelica.

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