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Comment détoxifier sa peau des sels d’aluminium ?

Par le 04 mars 2020

Modifié le 24 mars 2020

Vous avez pris une bonne résolution : les sels d’aluminium ne passeront plus par vos aisselles. Vous avez même trouvé votre nouveau dédorant, sain et 100% naturel (un indice : il s’appelle Keep Cool :) ). Excellente idée ! Mais le problème des sels d’aluminium, c’est qu’ils sont addictifs. Pour notre corps comme pour notre esprit. Bref, on a beau savoir qu’ils sont néfastes, pas toujours simple de s’en passer… Voici quelques clés pour vous aider à passer facilement d’un anti-transpirant à un déodorant naturel.

 

Sels d’aluminium : danger ! 

 

Pour vous dissuader de tout retour en arrière, commençons par une piqûre de rappel : l’aluminium n’apporte rien à notre organisme et est toxique à un seuil qui reste incertain. Ce que l’on sait : il est dangereux en cas d’insuffisance rénale, hépatique ou respiratoire et mis en cause dans le développement de maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson), d’atteintes osseuses, diabètes, maladies inflammatoires des intestins et de certains cancers, notamment du sein. Et les sources d’aluminium ne manquent pas. L’aluminium étant le 3e élément le plus abondant dans l’écorce terrestre, donc dans nos sols et nos eaux, notre alimentation en est logiquement truffée. Et puis on en rajoute avec nos conservateurs, colorants, produits de traitement des eaux, ustensiles et contenants alimentaires, médicaments anti- acides, prothèses dentaires et, bien sûr, nos cosmétiques. Déodorants et anti-transpirants en tête. A petites doses, certes, mais avec un bel effet cocktail : leur accumulation au quotidien finit rapidement par faire beaucoup ! Et notre organisme n’est pas capable de s’en débarrasser totalement. Résultat : ils se fixent et s’accumulent sur nos organes. 

 

Le cas des déodorants et anti-transpirants est particulièrement préoccupant : ils contiennent de l’aluminium sous forme de sels suffisamment petits pour passer la barrière cutanée et s’appliquent sur les aisselles, zone-clé de notre système lymphatique, à l’épiderme fin souvent perméabilisé par l’épilation. Une véritable autoroute pour les sels d’aluminium ! 

 

Les anti-transpirants : inutiles et nocifs

 

Alors pourquoi sont-ils aussi courants ? Parce qu’ils sont peu chers et sans réel concurrent en termes d’efficacité. Astringents, ils limitent drastiquement notre production de sueur et, capables de capter l’eau, absorbent celle qui est produite. Cela vaut-il le risque encouru ? 

 

Bien sûr que non ! Et c’est se tromper de combat : la transpiration n’est pas un ennemi à éradiquer ! Déjà, elle ne sent pas mauvais : les odeurs indésirables sont produites par les bactéries qui y prolifèrent. Elle est même indispensable à notre santé. En la secrétant, notre organisme régule sa température et évacue des toxines néfastes à son fonctionnement. L’empêcher de transpirer, c’est donc accumuler des déchets pour éviter quelques auréoles sous les bras. Le plus ironique ? C’est par la transpiration que notre organisme évacue le plus d’aluminium…

Et ça n’est pas tout : savez-vous comment fonctionnent les sels d’aluminium ? Ils créent une petite inflammation qui pousse la peau à se défendre en s’épaississant. C’est ce qui rétrécit les pores, créant une sorte de bouchon qui empêche la sueur de s’écouler. Oui : nous agressons notre peau et bouchons nos pores volontairement. 

 

Aïe : encrassement des pores et inflammations des glandes sudoripares à l’horizon… Il n’est pas trop tard pour tout arrêter !

 

J’abandonne les sels d’aluminium : à quoi m’attendre ? 

 

Le cap est parfois difficile à passer en raison d’un certain nombre de craintes pas toujours justifiées… Démêlons le vrai du faux.

 

Déjà, savez-vous ce que vous pouvez attendre de votre (bon) déodorant naturel ? Il va neutraliser la production de mauvaises odeurs en régulant la prolifération des bactéries, éventuellement parfumer légèrement vos aisselles mais en aucune façon bloquer votre transpiration. Il peut cependant en absorber les excès grâce à des poudres naturelles et la réguler légèrement avec des huiles ou hydrolats doucement astringents. Et c’est très bien.

 

Alors oui : vous allez transpirer. Le temps que votre organisme se régule comme un grand, vous constaterez peut-être même une légère surproduction de sueur. Mais vous allez surtout redécouvrir que nous produisons naturellement environ un litre de sueur par jour ou plus, selon la météo, nos activités… et vous en aviez peut-être oublié la sensation au niveau des aisselles. Votre corps doit réapprendre à fonctionner et, vous, vous réhabituer à son fonctionnement naturel. 

 

Mais non, vous n’allez pas (forcément) sentir mauvais. Honnêtement, c’est possible. Mais en aucun cas un passage obligé. Et surtout très subjectif et temporaire : vous allez vous ré-habituer à votre odeur naturelle et reprendre les bons réflexes pour gérer au mieux votre transpiration. Cependant, votre corps peut passer par une phase de detox des substances chimiques accumulées chaque jour sous vos aisselles par votre précédent déodorant. Au premier rang desquels les sels d’aluminium. Si vous en utilisez depuis des années, il va falloir déboucher les pores encrassés pour permettre à votre épiderme de reprendre son rôle émonctoire naturel dans cette zone et évacuer tous les résidus stockés. Il est d’ailleurs possible que pendant cette phase vous ressentiez une irritation sous les aisselles. Cela n’est pas imputable à votre nouveau déodorant –s’il est bien formulé– mais aux substances chimiques, notamment les sels d’aluminium, que votre corps va expulser. 

 

La meilleure façon de passer cette étape ? Votre corps sait très bien s’y prendre, faites-lui confiance. Une question de temps, aidé par un déodorant sain et efficace comme notre Keep Cool. Mais rien ne vous empêche de donner un petit coup de main à votre peau en adoptant quelques bonnes habitudes… à conserver ensuite.

 

Aidez votre organisme à décrocher des sels d’aluminium

 

Pour aider votre épiderme au mieux, il est essentiel d’utiliser les produits les plus doux et respectueux : savon et déodorant sont à choisir avec soin. 

 

Veillez à adopter une hygiène douce et irréprochable : nettoyez vos aisselles au minimum matin et soir. En douceur mais efficacement : choisissez un savon sans sulfates pour éviter tout risque d’irritation, doux et riches en actifs naturels pour apaiser et équilibrer votre épiderme agressé par les sels d’aluminium. Un savon surgras saponifié à froid, riche en huiles végétales anti-inflammatoires et équilibrantes comme notre Soap Rise est tout indiqué pour aider au renouvellement et au désencrassage de vos aisselles. Privilégiez peut-être sa version sans parfum pendant cette phase de transition. Massez en douceur et, si vous ne vous épilez pas, veillez particulièrement au rinçage (si vous vous épilez, redoublez de douceur !). Enfin, séchez avec soin en tamponnant délicatement avant d’appliquer votre déodorant. Il ne s’agirait pas de créer un environnement bactéries friendly, humide et chaud.

 

Mais attention aux excès ! Le net regorge de recettes de masques à poser sous les aisselles, généralement à base d’argile. Mais aussi de vinaigre de cidre et d’huiles essentielles : le risque d’irritation est réel sur un épiderme fragilisé, surtout si vous avez une peau sensible ou atopique. Et une fois les plaques installées sur cette zone, bon courage pour vous en débarrasser… Surtout, ne suivez pas les conseils de gommage mécanique : vous réussiriez seulement à décaper votre épiderme, particulièrement fragile. Au contraire, vos aisselles ont besoin de douceur et de renfort pour passer cette phase délicate. 

 

C’est là que le choix de votre nouveau déodorant est essentiel. Naturel, doux, enrichi en actifs apaisants – huiles et beurres végétaux, hydrolats-, il va vous aider à passer le cap sans odeurs indésirables, en calmant et renforçant votre épiderme. Si vos aisselles sont vraiment irritées par les sels d’aluminium, choisissez-le sans huiles essentielles. Là non plus, n’en faites pas trop : une couche 3 fois plus épaisse ne le rendra pas 3 fois plus efficace. Au contraire, cela créera des dépôts favorables au développement de bactéries et donc d’odeurs. Oups ! Par contre, si besoin, pendant ces quelques jours de transition, n’hésitez pas à en ré-appliquer en cours de journée… si et seulement si votre déodorant est bien 100% naturel, sans composant irritants, évidemment.

 

Enfin, revoir votre hygiène de vie peut être d’un grand secours. Votre alimentation transpire sous vos aisselles ! Boire suffisamment d’eau, limiter certains aliments qui entraînent une transpiration abondante et/ou odorante (alcool, caféine, ail, épices, viandes…), privilégier ceux qui, drainant, nous aident à évacuer les toxines : légumes verts, agrumes, coriandre, persil… Le brocoli, notamment, est puissamment détoxifiant. Attention également au choix de vos vêtements. Amples, en matières naturelles ils laisseront votre corps respirer et limiteront la prolifération des bactéries. Enfin, tout ce qui peut vous permettre de gérer votre stress, cause fréquente d’une transpiration excessive est bon à prendre : méditation, relaxation, yoga…

 

Attention, si vous estimez que votre transpiration reste excessive en dehors d’efforts physiques ou de stress et/ou trop fortement odorante, envisagez de consulter afin d’en identifier les causes. L’utilisation d’un anti-transpirant masquait peut-être les symptômes d’un problème à traiter (raison supplémentaire pour laquelle leur usage est une mauvaise idée !). Mais en dehors de ces cas, ce qui vous semblait peut-être insurmontable va en réalité passer en quelques jours, deux semaines tout au plus. Il est même possible que vous n’aperceviez aucune différence, dès que vous aurez réappris à vivre en bonne intelligence avec votre sueur. Autrement dit, avec votre corps. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que votre santé en sortira gagnante !

   

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À propos de l'auteur


Anne-Marie Gabelica
Ingénieure agronome diplômée en biochimie, Anne-Marie Gabelica a fait ses armes dans le secteur des cosmétiques durant 7 ans. Convaincue qu'une alternative au modèle actuel des cosmétiques (promesses marketing illusoires, manque de diversité dans les actifs, ingrédients inutiles et/ou dangereux, omniprésence des dérivés d'huile de palme) est possible, elle prend le chemin de l’entrepreneuriat militant. Anne Marie fonde alors oOlution pour réconcilier le bon pour soi et le bon pour tous.   Retrouvez chaque semaine les conseils d'Anne-Marie dans l'émission La Quotidienne sur France 5, disponible en replay juste ici ! Suivez son actualité sur sa page Facebook et sur Twitter @AMGabelica.

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Ce article est également disponible en anglais.

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