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Comment bien choisir son déodorant ?

Par le 05 novembre 2019

Le matin, entre le brossage de dent et l’habillage, c’est un réflexe : une aisselle puis l’autre, votre routine déodorant est bien ancrée. Pourtant, ce geste est loin d’être anodin. Et si nous regardions d’un peu plus près ce que nous appliquons quotidiennement sur cette zone hyper sensible ?

 

La transpiration, un processus naturel vital

 

Déjà, savez-vous pourquoi nous transpirons ? Chaleur, stress, effort physique, fièvre… : régulièrement, la température de notre organisme monte. Elle s’éloigne trop des 37°C requis pour son fonctionnement optimal ? Alerte ! Et déclenchement immédiat du plan rafraîchissement. Responsable des opérations ? Notre thermostat interne, l’hypothalamus, qui contrôle en permanence notre température via des capteurs répartis sur notre corps. Dès que c’est nécessaire, il mobilise les millions de glandes sudoripares eccrines de notre derme : la sueur, composée d’eau et de sels minéraux, est alors sécrétée via les pores puis s’évapore en transférant dans l’air notre trop plein de chaleur. Une clim au top de l’écologie !

La transpiration participe en plus à l’élimination des toxines et des déchets de notre métabolisme ainsi qu’à l’hydratation de notre épiderme en contribuant au film hydrolipidique. Une mission physiologique non négligeable !

Notre sueur a enfin un rôle social important. Et pas seulement négatif en raison d’odeurs indésirables, bien au contraire ! Une 2e catégorie de glandes sudoripares, les glandes apocrines situées au niveau des aisselles, parties génitales, aines et mamelons émettent une sueur un peu différente. Riche de phéromones, elle crée une signature olfactive qui nous est unique. Et décisive dans nos relations sociales : nos attirances amoureuses et sexuelles lui doivent beaucoup. C’est elle également qui rassure le nouveau-né, capable de reconnaître sans erreur l’odeur de sa mère.

 

Le déodorant : un choix important

 

Si notre sueur est si importante, pourquoi chercher à la masquer, la limiter voire la supprimer ? La sudation est un phénomène naturel, oui. Mais ses effluves ne sont pas en odeur de sainteté dans nos sociétés… Pendant longtemps, il était difficile de reprocher à son voisin de sentir mauvais : personne ne sentait franchement la rose. Puis le mouvement hygiéniste du XIXe siècle a assimilé les odeurs au manque d’hygiène et au risque de propagation des maladies. Enfin, les années 1970 ont achevé de nous rendre carrément intolérants aux odeurs naturelles fortes, celles des autres comme les nôtres, avec le développement des salles de bain dans les logements et des… déodorants. C’est donc avant tout une norme sociale : ne pas masquer ses émanations corporelles quand on en a la possibilité passe aujourd’hui pour un véritable manque de savoir-vivre.

Ceci dit, à partir de la puberté, notre transpiration peut devenir vraiment odorante. Les coupables ? Nos glandes apocrines qui deviennent alors actives sous l’influence de nos hormones et sécrètent une sueur plus riche en lipides et protéines. Un festin dont se régalent les bactéries de notre flore cutanée, particulièrement nombreuses dans le pli de nos aisselles. Or ces bactéries ont une digestion olfactivement peu discrète… et responsable de nos odeurs corporelles. Conséquence : un simple coup de chaud ou une émotion forte peut nous faire sentir fort dès le matin, même avec une hygiène irréprochable. Dans l’ascenseur, le bus, le métro, en open space, difficile de faire avec.

Le déodorant devient alors incontournable. Mais un choix à ne pas laisser au hasard. Parce que la transpiration est un processus physiologique important. Et parce que nous appliquons nos déodorants sur une zone particulièrement sensible. Sous nos aisselles, des glandes mammaires, ganglions lymphatiques et de nombreux vaisseaux sanguins sont exposés aux substances que nous appliquons sur une peau fine, souvent rendue perméable par l’épilation. Prudence !

 

Quels critères pour mon déodorant ?

 

Avec ou sans alcool, efficacité 48h ou fraîcheur intense, transpiration excessive ou peau sensible, garanti sans traces, à bille, en spray, antitranspirant voire détranspirant… Les rayons déodorants peuvent donner le tournis. Comment choisir ?

1er critère : un mode d’action respectueux de mon corps

Pour contrer les désagréments liés à la transpiration, on peut agir sur 2 fronts.

Première solution : bloquer la sécrétion de sueur. C’est ce que font les anti-transpirants. Pas bête : en s’attaquant à la source, on en élimine d’un geste toutes les conséquences, odeurs et sensations humides. Le problème ? Ils contrarient un processus naturel vital, nous l’avons vu, et font appel pour cela à des substances loin d’être recommandables : les sels d’aluminium, neurotoxiques et cancérigènes suspectés. Un déodorant vous promet 24 ou 48h sans transpiration ? Méfiance ! S’éviter quelques auréoles sous les bras vaut-il d’exposer notre santé ?

Car on peut très bien lutter contre les odeurs indésirables en laissant le corps évacuer naturellement la sueur. C’est le mode d’action des déodorants. Ils peuvent masquer les effluves indésirables par des parfums plus prononcés et agréables. Ou, mieux encore, en prévenir la formation en contrant la prolifération des bactéries. Un déodorant efficace sera également capable d’absorber l’humidité et de réguler légèrement la transpiration excessive par une action doucement astringente.

Pour creuser la question : Antitranspirants et déodorants : quelle différence ?

 

2e critère : des actifs efficaces ET sains

Ce qui est en jeu avec le choix des actifs ? L’efficacité de votre déodorant, évidemment. Les ingrédients qui cochent cette case sont plutôt nombreux. Mais aussi votre peau, votre santé et l’environnement. Rien que ça ! Et là, les candidats se bousculent moins…

Vous pouvez déjà faire une liste noire avec tous les déodorants conventionnels. Inutile de vous fatiguer à les étudier plus dans le détail. Pourquoi ? Parce qu’ils ont bien trop largement recours aux sels d’aluminium toxiques. Et ceux qui les évitent n’échappent pas aux parfums synthétiques allergisants voire perturbateurs endocriniens, à l’alcool dénaturé desséchant et toxique ainsi qu’aux conservateurs synthétiques, toxiques et polluants.

On privilégie les actifs naturels, alors ? Oui, mille fois oui ! Mais attention, naturel n’est pas synonyme d’inoffensif… On oublie la pierre d’Alun qui expose elle aussi aux sels d’aluminium, on évite l’alcool irritant même dans sa version naturelle, la désastreuse huile de palme qui se cache derrière le triethyl citrate. Les actifs déodorants naturels efficaces et sûrs restent cependant nombreux : poudres et huiles végétales, hydrolats et autres extraits de plantes. Faites votre choix en fonction de votre transpiration et de la sensibilité de votre peau. Le mieux ? Jouer sur les synergies pour une efficacité au top. Ajoutez à cette liste les huiles essentielles, puissantes et parfumées, mais à éviter en cas de peau sensible, d’allergie au parfum, pendant la grossesse et l’allaitement. Bien formulé avec des actifs de qualité, un déodorant naturel sans parfum sera de toute façon tout aussi efficace.

Pour en savoir plus :

Déodorant aux actifs naturels, efficaces et sans danger : comment éviter les sels d’aluminium ?

Pour ou contre la pierre d’Alun ?

 

3e critère : une galénique pratique, écologique et douce pour ma peau

La forme sous laquelle se présente votre déodorant, sa galénique, est un dernier critère important. Et pas seulement pour des questions pratiques. Les plus courantes : aérosol, spray, à bille, en pot, en stick. Comment choisir ?

Déjà, on exclut les aérosols, leurs solvants et leurs gaz propulseurs inflammables qui libèrent des Composés Organiques Volatils (COV). Polluants, complices du réchauffement climatique, ils nous font inhaler des substances irritantes pour les voies respiratoires et les yeux, peuvent causer céphalées, nausées, troubles cardiaques et nerveux. Certains sont cancérigènes et perturbateurs endocriniens. Les sprays sans gaz propulseur ? Ils procurent une agréable sensation de fraîcheur, mais restent peu écologiques et économiques : à chaque pschitt on perd du produit qui s’évapore. Ils sont efficaces moins longtemps, laissent souvent des traces sur les habits et contiennent fréquemment de l’alcool.

Côté praticité, tout dépend de votre besoin : emportez-vous fréquemment votre déodorant avec vous ou reste-t-il dans votre salle de bain ? Vous passez des contrôles aériens régulièrement ? Un déodorant compact non liquide, en stick ou galet, est tout indiqué. Des critères plus personnels peuvent entrer en ligne de compte : préférez-vous la sensation sèche du stick ou celle plus humide de la bille ? Une odeur plus ou moins discrète ?

Les déodorants solides, en stick ou en pot, sont les plus intéressants pour notre peau, notre santé et écologiquement. Formulés sans eau, ils n’ont pas besoin de conservateurs hyper puissants et trop souvent toxiques. Sacré bon point ! Ajoutez une texture douce, un parfum plus discret et le meilleur rapport efficacité – respect de la peau. Le top ? Un baume riche en huiles ou beurres végétaux qui non seulement joue son rôle de déodorant à la perfection mais apaise et nourrit la peau délicate et facilement irritée des aisselles. Bien formulé, un baume peut même s’appliquer après épilation. Si vous avez la peau sensible, aucune hésitation, c’est un baume qu’il vous faut !

 

En résumé, pour choisir un déodorant respectueux de votre corps, de votre peau et de l’environnement :

  • bannissez les anti-transpirants, nocifs pour la santé, et optez pour un simple déodorant sans sels d’aluminium,
  • recherchez la composition la plus naturelle mais n’oubliez pas de décortiquer l’étiquette de votre déodorant pour éviter les ingrédients irritants ou problématiques,
  • privilégiez les déodorants solides, idéalement en baume si vous avez la peau sensible.
   

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À propos de l'auteur


Anne-Marie Gabelica
Ingénieure agronome diplômée en biochimie, Anne-Marie Gabelica a fait ses armes dans le secteur des cosmétiques durant 7 ans. Convaincue qu'une alternative au modèle actuel des cosmétiques (promesses marketing illusoires, manque de diversité dans les actifs, ingrédients inutiles et/ou dangereux, omniprésence des dérivés d'huile de palme) est possible, elle prend le chemin de l’entrepreneuriat militant. Anne Marie fonde alors oOlution pour réconcilier le bon pour soi et le bon pour tous.   Retrouvez chaque semaine les conseils d'Anne-Marie dans l'émission La Quotidienne sur France 5, disponible en replay juste ici ! Suivez son actualité sur sa page Facebook et sur Twitter @AMGabelica.

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