Déodorant naturel

Déodorant aux actifs naturels, efficaces et sans danger : comment éviter les sels d’aluminium ?

Par le 28 octobre 2019

C’est décidé. Les sels d’aluminium n’ont plus droit de cité sur vos aisselles : pour votre déodorant, vous ne ferez plus confiance qu’au naturel. Bravo ! Mais cela n’est hélas pas si simple… Pour lutter naturellement ET efficacement contre les désagréments liés à la transpiration, tout en respectant votre santé et l’environnement, suivez le guide !
 

Sels d’aluminium : quel est le problème ? 

 
On en parle depuis quelques années, mais avez-vous les idées claires sur les sels d’aluminium ? Aluminium chlorohydrate, aluminum zirconium pentachlorohydrate… ils sont courants dans les déodorants. Leur intérêt ? Astringents et capables de capter l’eau, ils absorbent la transpiration et diminuent la sudation avec une efficacité inégalée. 

Mais pas sans dommages… Suffisamment petits pour pénétrer tous nos tissus, ils s’accumulent dans notre organisme qui est incapable de s’en débarrasser. Ils seraient en cause dans le développement de maladies neurodégénératives, comme Alzheimer et Parkinson, d’atteintes osseuses, d’anémies… 80% des cancers du sein se déclarent au creux de l’aisselle. Là même où l’on applique le déodorant. Coïncidence ? Hum.

Les doses d’aluminium absorbées via nos déodorants sont minimes. Certes, mais quotidiennes. Et sur une peau particulièrement fine, souvent fragilisée par le rasage donc hyper perméable. Enfin, elles ne sont pas les seules : additifs, contenants alimentaires, autres cosmétiques, l’eau sont également des sources d’aluminium. Au final, un peu + un peu + un peu, ça finit par faire beaucoup ! Et si le seuil de toxicité de l’aluminium ne fait pas consensus aujourd’hui, on a  au moins une certitude : il ne cesse d’être abaissé… Jusqu’où ? 

Bref, principe de précaution : pas de sels d’aluminium sur nos aisselles !  Enceinte, redoublez de prudence : les sels d’aluminium passeraient la barrière du placenta…
 

Comment les éviter  ?

 
Dans le commerce on trouve en réalité deux types de produits : les déodorants simples et les anti-transpirants qui diminuent voire bloquent carrément la sudation. Pour nous éviter quelques auréoles sous les bras, ils empêchent carrément notre corps d’éliminer des toxines et de réguler sa température ! Et pour contrarier ce processus naturel vital, devinez à quels actifs ils font largement appel ? Bingo, aux sels d’aluminium : ils en contiennent jusqu’à 25% ! Premier critère, donc : pas d’anti-transpirant. 

D’autant plus qu’éradiquer toute goutte de sueur est parfaitement inutile, en plus d’être dangereux pour la santé : notre transpiration ne sent pas mauvais. Ce sont les bactéries présentes sur notre peau qui se régalent des protéines de notre sueur et émettent de (mauvaises) odeurs en les digérant.  On peut donc agir sur deux fronts : en masquant les odeurs et/ou en luttant contre la prolifération de ces bactéries.Tout en laissant le corps transpirer. C’est ce que font les déodorants.

Mais méfiance encore, une mention « déodorant » n’est pas une garantie suffisante. On vous promet x heures au sec ? Votre déodorant contient certainement des sels d’aluminium… ou d’autres ingrédients problématiques comme les parfums synthétiques, utilisés pour masquer les odeurs. Irritants, allergisants (éruptions cutanées, difficultés respiratoires…), ils contiennent souvent des phtalates ou du musc synthétique qui sont des perturbateurs endocriniens. Ajoutez quelques ingrédients classiques en cosmétique conventionnelle : conservateurs, parabens, silicones… Vous voulez en savoir plus ? : Déodorants, pourquoi faut-il passer au naturel? 
 

Un déodorant naturel, oui, mais pas n’importe lequel

 
Votre déodorant est naturel, exempt de composants synthétiques, et même labellisé bio : vous êtes enfin serein.e. Eh non : tout ce qui est naturel n’est pas recommandable… Alors, quels actifs privilégier ?
 
Triethyl citrate : efficace, mais à quel prix !
 
Les déodorants « 0% sels d’aluminium », notamment bio, les remplacent souvent par le triethyl citrate. Il a des arguments : anti-bactérien, il inhibe la décomposition de la sueur par les bactéries sans bloquer la sudation, a une odeur neutre et est très bien toléré par la peau. Le rêve pour nos aisselles ! 

Hélas, il a un énorme défaut : c’est un des nombreux pseudos de l’huile de palme, cette catastrophe environnementale et sociale qui avance souvent masquée. Non merci : on préfère composer avec nos odeurs qu’être complices de la disparition des orangs-outans.  (pour en savoir plus : Vous aussi dites non à l’huile de palme )
 
Pierre d’Alun : la fausse amie
 
La pierre d’Alun a été un moment LA solution naturelle et saine contre la transpiration. Pratique, antibactérienne, légèrement astringente, elle régule la transpiration sans la bloquer et dure des années. Top ! Oui, mais non. Car la pierre d’Alun est (notamment) composée de sels d’aluminium. On la considère plus sûre lorsqu’elle est naturelle (Potassium Alum) que totalement synthétique (Ammonium Alun), mais les fabricants eux-mêmes en déconseillent l’utilisation après rasage par principe de précaution… Eh bien appliquons-le jusqu’au bout : seule ou comme ingrédient, on évite la pierre d’Alun.
 
Alcool : un bien-être de courte durée
 
Alcohol denat. sur une étiquette cosmétique ? Fuyez : il s’agit d’alcool dénaturé par des agents généralement polluants et allergisants, parfois toxiques. Mais un déodorant naturel et bio peut tout à fait contenir de l’alcool éthylique (alcohol ) issu de la fermentation de végétaux ( comme pour le vin;) ). Antiseptique, antibactérien, il sèche vite tout en procurant une agréable sensation de fraîcheur. Légèrement astringent, c’est également un excellent support pour les molécules odorantes chargées de masquer les relents indésirables. Pas mal !

Le hic ? Son action dégraissante… qui s’attaque aux lipides de la barrière cutanée. Résultat : une peau desséchée qui in fine s’irrite. A éviter tout particulièrement pour les peaux sensibles et après le rasage (la sensation de brûlure se chargera de vous le rappeler…). Enfin, attention également à son action photosensibilisante.
 
Bicarbonate de soude : avec modération 
 
Économique, biodégradable et très efficace : le bicarbonate de soude est un sérieux candidat. Une petite pincée sous chaque aisselle suffit pour absorber l’humidité et surtout neutraliser l’acidité de la sueur, propice au développement des bactéries. Résultat : exit les mauvaises odeurs. Super costaud, il peut même venir à bout des odeurs de votre équipement sportif, c’est dire ! Une poudre magique ? A un inconvénient près : il peut être irritant. Choisissez-le très fin, appliquez en de toutes petites quantités sans frotter, ôtez tout surplus et évitez l’application après rasage. Vous pouvez aussi utiliser un gros pinceau à maquillage ou le mélanger à de l’huile de coco. Mais malgré ces précautions, les peaux sensibles peuvent ne pas l’apprécier et c’est parfois, après des semaines d’utilisation sans souci que votre peau dit stop. A la moindre irritation, laissez vos aisselles tranquilles, sans rasage ni déodorant . Une fois que les choses sont rentrées dans l’ordre, optez pour un déodorant sans bicarbonate.
 
Hydroxyde de magnésium : efficace mais cher 
 
L’efficacité du bicarbonate sans les irritations ? Ça existe ! Inodore, l’hydroxyde de magnésium laisse le corps transpirer naturellement, neutralise l’acidité et donc le développement des bactéries. Sa forme liquide, le lait de magnésie, est hyper pratique (une goutte sous les aisselles et hop). 

Le souci ? S’il est courant aux USA, en France on le rencontre essentiellement comme composant de médicaments (laxatifs et anti-douleurs digestives) ou en poudre pour éviter les mains moites en escalade. Mais ne courez pas au magasin de sport : sous cette forme trop fine, il vous expose aux particules fines et est dangereux pour les voies respiratoires. Il reste donc l’import via internet… à condition d’y mettre le prix et bien s’assurer de sa provenance et sa composition. Et bonjour l’empreinte carbone ! Cependant de plus en plus de déodorants naturels l’intègrent à leurs compositions. A suivre !
 
Argiles, poudres et huiles végétales : pour les transpirations peu abondantes
 
Vous transpirez peu ? Respectueuses de la peau et de la planète, les argiles, poudres et huiles végétales peuvent faire l’affaire. 

Argile (blanche notamment), poudre de bambou, arrow root, fécule de maïs ou farine de tapioca absorbent la transpiration pour un effet anti-moiteur et atténuent les odeurs. Appliquez-les sur peau sèche pour éviter les paquets. Et oubliez le talc : bien que de la famille des argiles, il peut contenir des fibres d’amiante et être cancérigène.  

Les huiles végétales douces non graissantes antiseptiques et antifongiques sont aussi intéressantes : l’huile de coco, pratique car solide à température ambiante, l’huile d’amande douce, si vous n’êtes pas allergique aux fruits à coque. Avec l’avantage de faire du bien à votre peau !

Un bémol : ces actifs montrent leurs limites en cas de stress, de gros efforts ou de fortes chaleurs. Mais associés à des huiles essentielles et/ou du bicarbonate, ils les renforcent tout en atténuant leurs effets indésirables. De bons alliés.
 
Huiles essentielles : avec précaution
 
Enfin, certaines huiles essentielles ont une carte à jouer : l’huile essentielle de Palmarosa, la plus connue, mais aussi les huiles de Géranium, Hamamélis, Lavande, Tea Tree… Capables d’empêcher le développement bactérien, de réguler la transpiration par leur action astringente, elles sont très efficaces. Bien sûr, si vous supportez leurs parfums parfois entêtants. 

Surtout, respectez impérativement ces 2 principes : 

  • jamais d’huile essentielle pure sous vos aisselles au risque de brûlures ! Mélangez-les à quelques gouttes d’huile végétale et gardez la main légère ;
  • on n’utilise jamais  d’huile essentielle sans informations sûres et / ou les conseils d’un professionnel. Particulièrement pendant la grossesse ou l’allaitement. Certaines ont une action hormonale indésirable, d’autres sont carrément abortives ! Interdiction totale pour la Palmarosa, certaines lavandes ou menthes, la sauge, le géranium. Et au moindre doute, le principe de précaution s’impose.  

 

Trouver une solution pour vivre en bonne intelligence avec sa transpiration est tout à fait légitime : de grandes auréoles et les odeurs associées dès 9h le matin dans les transports en commun, il y a mieux pour commencer la journée. Mais pas à n’importe quel prix ! Testez ces actifs, seuls ou en DIY, recherchez-les dans des déodorants 100% naturels (idéalement solides et zéro déchets). Surtout, (ré)apprenez à vivre avec votre transpiration : elle est nécessaire à votre corps. Car de toute façon, aucune solution naturelle respectueuse de votre santé ne pourra vous en débarrasser.;)

   

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À propos de l'auteur


Anne-Marie Gabelica
Ingénieure agronome diplômée en biochimie, Anne-Marie Gabelica a fait ses armes dans le secteur des cosmétiques durant 7 ans. Convaincue qu'une alternative au modèle actuel des cosmétiques (promesses marketing illusoires, manque de diversité dans les actifs, ingrédients inutiles et/ou dangereux, omniprésence des dérivés d'huile de palme) est possible, elle prend le chemin de l’entrepreneuriat militant. Anne Marie fonde alors oOlution pour réconcilier le bon pour soi et le bon pour tous.   Retrouvez chaque semaine les conseils d'Anne-Marie dans l'émission La Quotidienne sur France 5, disponible en replay juste ici ! Suivez son actualité sur sa page Facebook et sur Twitter @AMGabelica.

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