Votre panier

Nos suggestions pour votre peau

Choisissez votre miniature offerte

Vous bénéficiez de la livraison et du nettoyant mains offerts !
Plus que pour bénéficier
 
livraison offerte
 
Nettoyant mains offert

Choisissez votre miniature offerte

Nos suggestionspour votre peau

Votre miniature offerte

Crème visage hydratante bio

Mini Glow Up

OFFERT

Crème nourrissante corps bio

Mini Body Guard

OFFERT

Crème mains bio

Mini Happy Hands

OFFERT

Huile démaquillante bio

Mini Oil Right

OFFERT

Economisez 10% sur votre commande en vous abonnant à vos produits chouchous.

en savoir plus

Fraisde livraison

En raison d'un nombre de commandes important, les délais de livraison sont allongés. Julie alias superwoman fait au plus vite !

Livraison sans signature - 5,90 € TTC - Gratuit dès 49€ d'achat (France, Belgique, Luxembourg)

Jusqu'à 9,90€ pour le reste du monde !

Mondial Relay - 3,90 € (France, Belgique, Luxembourg))

offerte dès 49€ d'achat.

Temps de lecture : 5 min

Les femmes qui construisent oOlution : interview de Carole Tawema cofondatrice de Karéthic

Ecrit le 17.Mar.21 par Anaïs Marty — Mis à jour le 18.May.21


Qui dit mois de mars, dit journée internationale du droit des femmes. Oui nous disons bien droit des femmes et non « de la femme ». « La femme » n’existe pas, les femmes sont plurielles dans leur nombre et dans leurs identités et chacune mérite d’être visible et représentée. C’est un mois sous le ton de la sororité, car c’est un moment pour se soutenir, se réunir et se joindre sous un même combat. Nous entendons ici une sororité qui comprend toutes les femmes mais aussi tout.e.s les alli.é.e.s du mouvement.

 

Chez oO, le futur et les droits des femmes et de leur.e.s allié.e.s est une cause qui nous tient à cœur. C’est pourquoi au lieu d’une journée, nous avons voulu dédier tout le mois à la mise en valeur de ce mouvement.

 

Nous sommes entouré.es de femmes incroyables, et c’est pourquoi nous souhaitons vous interviewer aujourd’hui, pour mettre en valeur le parcours d’une personne qui nous aide à construire un monde un peu plus juste chaque jour.

Carole Tawema Karethic

Peux-tu te présenter et nous raconter un peu ton parcours ?

Je suis Carole Tawema cofondatrice avec ma sœur Glwadys de Karethic, la toute première marque et filière de karité brut -non raffiné- bio et équitable. Je suis née et ai grandi au Bénin jusqu’à l’âge de 10 ans. Après des études en école de commerce, j’ai effectué mon mémoire de fin d’études sur les stratégies de développement du commerce international du karité pour l’Afrique. J’ai ensuite travaillé 4 ans dans le secteur de l’informatique, puis j’ai choisi de me consacrer à la défense du savoir-faire de ces femmes à la base de l’industrie du karité. Des femmes que beaucoup perçoivent comme les dernières roues du carrosse alors qu’elles détiennent une bonne partie des solutions pour sauver la planète et le climat.

Qu’est-ce qui t'a donné envie de travailler dans une structure engagée ?

Après mon mémoire et ce que j’ai découvert en interviewant les industriels, je ne pouvais pas poursuivre ma vie comme si de rien n’était. J’ai bien sûr essayé en travaillant dans le secteur informatique qui me passionne également mais c’était plus fort que moi. Il fallait que j’essaye la piste que j’avais identifiée dans mon mémoire pour sortir ces femmes de cette relation avec ces négociants internationaux qui les rendent vulnérables et toujours pauvres malgré l’importance de leur rôle dans l’industrie du karité. Je devais essayer tant que j’étais encore jeune et non stressée par l’impératif d’être mariée, d’avoir des enfants, une maison avec un jardin, un chat ou un chien.

Y’a-t-il des engagements qui te tiennent particulièrement à cœur et comment cela se ressent-il dans ton quotidien ?

La dignité humaine, l’authenticité et la transparence car j’ai beaucoup de mal avec les faux-semblants et l’hypocrisie. Je pense que c’est cela qui freine la création de solution réellement pertinentes et durables face aux défis auxquels nous sommes confrontés. Cela nécessite de se remettre en question constamment et de faire preuve d’humilité. Ce n’est pas facile car l’éducation ne prépare pas à ça et le monde du travail n’encourage pas cela non plus. J’ai eu de la chance car j’ai eu une éducation particulière et j’ai compris très tôt qu’aller dans cette voie de l’authenticité coûte que coûte était une force parce que quand j’étais salariée mes supérieurs appréciaient cette franchise. Ils savaient qu’ils pouvaient compter sur moi et que si je restais à mon poste ce ne serait pas uniquement pour recevoir un chèque à la fin du mois. Parfois ça m’a coûté cher mais j’ai alors compris que je n’étais pas au bon endroit pour m’épanouir.

Qu’est-ce que tu aimerais encore améliorer pour progresser dans ce sens ?

La contrepartie quand on est franc c’est que cela ne plaît pas à tout le monde. J’ai appris avec le temps à faire preuve de plus de diplomatie mais ce n’est pas encore ça ! C’est ma sœur qui est une fine diplomate. Il faudrait que je me mette au yoga. Le sport et la philosophie m’aident pour l’instant. La pratique de la philosophie et du yoga dès le plus jeune âge et la scolarisation de toutes les filles pourraient transformer la société. Une scolarisation non pas pour faire de grandes études mais pour avoir les moyens d’échapper à leurs destinées dans les sociétés patriarcales. Un livre dans les mains d’une fille est l’arme la plus redoutable et la plus efficace face aux inégalités. Le meilleur exemple que je peux citer est Christiane Taubira.

Quelles sont les valeurs que tu veux retranscrire à travers ta démarche?

Les valeurs présentes dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen. Pas uniquement en France, partout dans le monde. Pour l’instant tout se passe comme si certains humains avaient plus de valeurs et d’importance que d’autres. On crée des labels, des référentiels, des lois qui s’additionnent à celles qui existent déjà. Pourtant si l’on partait simplement de ce texte et si toutes les citoyennes et les citoyens le connaissaient par cœur nous vivrions dans une société moins complexe moins divisée et plus apaisée.

Selon toi, le fait d’être une femme a-t-il eu un impact sur tes choix et la manière dont tu t'es construite ?

Pas vraiment, j’ai grandi avec des garçons et n’ai jamais ressenti une différence particulière car nous avons été élevés à 11 avec une émulation intellectuelle. Le meilleur était celui qui gagnait au génie des lettres et résolvaient des équations mathématiques le plus vite possible. En grandissant, j’ai compris que j’avais une place différente de celle d’un homme. Pas inférieure, juste différente et cela m’allait bien quand il fallait porter des valises lourdes ou retaper un mur. J’ai appris à le faire seule, je sais le faire mais je préfère laisser cela aux hommes, ça ne me passionne pas. En allant à la rencontre des productrices de karité j’ai compris que l’inégalité avait été construite par l’histoire coloniale et des lois qu’il fallait défaire par l’exemple car les sociétés africaines sont matriarcales à l’origine. C’était le plus grand des défis. Non seulement prouver qu’une femme était capable si ces règles patriarcales n’entravaient pas son destin et l’inscrire dans les mentalités et dans le temps.

Est-ce que cela a été une force, ou est-ce que tu as senti certains murs se dresser contre toi ?

C’est en France que j’ai pris le plus de murs mais je n’ai jamais associé cela à mon sexe, davantage à ma couleur de peau et mon jeune âge. J’étais présente très tôt dans des conseils d’administration où ce que je disais ne suscitait aucune réaction sauf quand c’était repris par un homme quelques minutes plus tard. Cela m’amusait et je continuais à exprimer le fond de ma pensée quand bien même je trouvais cela injuste. Mon objectif était d’encourager d’autres femmes à s’exprimer en se disant si cette jeune femme noire le fait, je peux le faire. La plupart des femmes m’encourageait mais ne prenait pas le risque de dire le fond de leur pensée. Je prenais donc tout sur moi. La sororité n’existait pas encore dans les instances de prise de décision. Ce sont des femmes de ma génération comme Anne-Marie Gabelica qui m’ont fait comprendre que je n’étais pas seule, en réalité nous sommes nombreuses. Nous l’ignorions simplement jusqu’à présent.

Si tu avais un message à faire passer, quel serait-il ?

Il faudrait relire et apprendre par cœur la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Cela rappelle les droits de l’Humain quel que soit son sexe, son genre, sa couleur de peau ou sa religion. S’il est encore et toujours question d’inégalité Femme-Homme, ou d’inégalité raciale c’est que l’on considère que les femmes ou des personnes de couleur de peau différente ne sont pas des êtres humains. Cela n’est plus acceptable en France, le pays des Droits de l’Homme.


Une dernière petite question : est-ce que tu te retrouve dans ce que défend oOlution ? :) Tout à fait car comme Karethic, OOlution est née pour apporter des solutions alternatives en prenant des risques face à un modèle dominant. C’est toujours ainsi que la société progresse, lentement mais sûrement, en se transformant par la racine et en mobilisant les citoyennes et les citoyens.

Les conseils d'Anne-Marie

Notre créatrice vous offre ses conseils personnalisés « Je veux restaurer l’équilibre naturel de votre peau pour des résultats concrets, sans compromis pour votre santé et la planète. »

Anne-Marie Gabelica oOlution

Notre vocation

Créer une beauté sans concession : des soins riches d’une diversité unique de plantes, 100% naturels, bio, vegan, made in France, sans huile de palme, sans ingrédients de remplissage et consignés.